A voir, une liste de ses productions typographiques : [ Lien
]

Traductions Google
Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche
samedi 6 novembre 2010
Par jean luc deuffic le samedi 6 novembre 2010, 10:24
A voir, une liste de ses productions typographiques : [ Lien
]

samedi 21 août 2010
Par jean luc deuffic le samedi 21 août 2010, 19:29

(c) New York, Public Library MA 042, f.
23
Toujours à la recherche de manuscrits issus de Bretagne, Digital
Scriptorium, la base bien connue, vient de nous livrer un nouveau
Livre d'heures ayant appartenu à un couple de Bretons : Gilles de La
Helandière et Gabrielle de Beauvais, actuellement
conservé à la Public Library de New York (MA 042)
Le Nobiliaire de P. de Courcy fait effectivement
mention d'une famille de ce nom, seigneur dudit lieu et de Maltouche, paroisse
de Tremblay ; de Beauvais, paroisse de Servon, déboutée à la Réformation de
1671 (Ressort de Rennes) et portant pour armes : D'argent à la bande de
gueules chargée de 3 fleurs de lys d'or (Nobiliaire de Bretagne,
II, p. 19).
Sur ce couple je n'ai retrouvé que l'information précieuse donnée par les
Archives d'Ille-et-Vilaine (9 G 46; 1 H 5) et transmise par le Pouillé
historique de l'archevêché de Rennes, de l'abbé Guillotin de
Corson : le 12 janvier 1647, Gabrielle de Beauvais,
veuve de Gilles de la Hellandière, sieur de Saint-Denis, fonda
trois messes en l'église de Servon et donna les terres de la Grande et de la
Petite-Bretonnière, valant 60 livres de rente, au chapelain chargé de les
desservir ; celui-ci devait, en outre, fournir le pain bénit le jour des
Rois.
L'abbé Paul Paris-Jallobert, dans ses Anciens registres paroissiaux de
Bretagne (pour "Servon", Rennes, 1895, p. 8-9) fait aussi mention du
couple , et cite deux enfants : Renaud, né le 11 novembre 1601, et Charles, né
le 27 avril 1603, nommé en 1631 "sieur de la chapelle". Renaud, sieur de
Beauvais, fut sénéchal du Gué, et se maria, à Landravan, le 26 novembre 1624
(?) à Marie Nicole, dame de la Chochonnais, meurt le 4 février 1670.
De la famille de Beauvais était issu Noble homme écuyer Amaury, sieur de la
Rivière, Villalée, la Chesnay, le Fail, la Saigerfe, la Chaisne, attesté à la
fin du XVIe s. Gabrielle de Beauvais avait "nommée" le 2 juillet 1629 une
Gabrielle, fille de Jacques de Montalambert et de Fraçoise de La Hellandière
(Paris-Jallobert, "Québriac", Rennes, 1891, p. 9
Le moulin à papier de la Helandière (en Tremblay), sur la rive gauche de la
Loisance, dont l'activité est attestée depuis 1655 à l'époque de René de La
Helandière, a été étudié par Jacques Duval, dans ses
Moulins à papiers de Bretagne, L'Harmattan, 2005, p. 135sq.
On trouvera sur le site
Digital Scriptorium une description et quelques images du Livre d'heures
donné comme étant à l'usage de Coutances (??).
La reliure y est datée de 1550 et porte les noms des deux époux : "E (pour
écuyer?) : Gilles de la Helandiere" et D : Gabrielle de Beauvais". Provenance :
Catalogue Robert L. Stuart, New York 1884, p. 74.
Sur la feuille de garde : "Ces Heures Manuscrites sont très curieuses;
elles contiennent 1072 lettres majuscules en or, sur lesquelles il y a 173
lettres enluminées. Ce grand nombre de lettres rend très précieuse et très cher
ce manuscrit".
En 1873, le manuscrit est inscrit au Catalogue de livres anciens et
modernes, rares et curieux de la Librairie Auguste Fontaine (n° 8788)
:
Livre d'heures manuscrit du quinzième siècle, de 149 feuillets, orné de cinq
grandes miniatures avec enluminures, neuf pages enluminées, avec de grandes
lettres, et de nombreuses lettres avec fleurs et or bruni, sur les marges. Ce
manuscrit, d'une écriture fort belle et régulière, est précédé d'un calendrier
dont quelques saints et saintes sont particuliers aux provinces de Normandie et
de Touraine. C'est un manuscrit de famille, qui a appartenu à Gilles de la
Helandière, et à Gabrielle de Beauvais, son épouse, au commencement du dix
septième siècle. Les miniatures représentent la sainte Vierge et sainte Anne, —
le roi David à genoux devant Dieu le Père, qui lui apparaît, — le Christ en
croix, — le Don des langues, — et un Prince frappé par la mort. Ce dernier
sujet ne se trouve guère dans les manuscrits.
Le premier feuillet après le calendrier a été enlevé. A la fin du livre se
trouvent douze feuillets d'un autre manuscrit, comprenant un calendrier et des
prières, d'une écriture plus fine, à deux colonnes. En tête de chaque page du
calendrier on remarque des légendes se rapportant aux travaux du mois : en
janvier, poto, je bois; en février, ligna cremo, je brûle mon
bois; en mars, de vite superflua demo, je taille la vigne; en avril,
gramen gralum, agréable gazon ; en mai, mihi flos servit, la
fleur m'est utile ; en juin, mihi pratum, je tiens mon pré; en
juillet, fenum declino, je recueille le foin ; en août, messes
meto, je coupe les moissons ; en septembre, vina propino, je bois
le vin; en octobre, semen immi jacio, j'ensemence la terre; en
novembre, mihi pasco sues, je fais paitre les porcs ; en décembre,
mihi macto, je les tue.
Illustration : Visitation. (c) New York, Public
Library MA 042, f. 23
mercredi 18 août 2010
Par jean luc deuffic le mercredi 18 août 2010, 18:30
La riche
Bibliothèque municipale de Reims (Carnégie) conserve de nombreux
manuscrits en relation directe ou indirecte avec la Bretagne, manuscrits que
nous avons pour certains déjà signalés (1).
Cette petite note concerne les volumes 476 et 480 (2), commentaires de saint
Thomas d'Aquin sur les Livres IIIe et IVe des Sentences. Les deux
portent l'ex-libris de Jacques Coaynon, prieur de
Saint-Sauveur de Béré. On relèvera sur le premier, achevé en 1436, une petite
fantaisie du copiste, très courante au Moyen Âge :


mardi 27 juillet 2010
Par jean luc deuffic le mardi 27 juillet 2010, 15:24
La British Library conserve un magnifique exemplaire des
Coutumes de Bretagne, dans une reliure exceptionnelle timbrée aux
armes échiquetées d'or et de gueules. Nous avons présentement ici un
ouvrage ayant appartenu très probablement à Olivier de
Kerhoent, seigneur de Kergournadec'h († après 1594), qui épousa
Marie de Ploeuc, dame de Coëtanfao († 1573) : "noble et
puissant Olivier, sire de Kergournadech, Trohéon, Coatquelfen, en qualité de
fils aisné héritier principal et noble" (B. Yeurc'h). Il abandonne les armes
des Kerhoent pour celles des
Kergournadec'h.

London, BL, Davis 511. Edition de 1584. (c) London, BL.
Les armes sont entourées du collier de l'ordre de Saint-Michel reçu en
1559 par Olivier de Kerhoent.
Anthony Hobson, French and Italian collectors and their bindings :
illustrated from examples in the library of J. R. Abbey, Printed for
presentation to the members of The Roxburghe Club, 1953, p. 54-55, n. 25,
reproduit une reliure semblable, sans doute exécutée à Rennes vers 1581,
pour Nicolas Le Prevost du Parc (1588-1630), conseiller-maître
à la Chambre des Comptes de Paris, sur un exemplaire des Coustumes
generales des Pays et Duché de Bretagne, Rennes, Julien du Clos, 1581.
Deux autres reliures de cet atelier sont connues : J. Baer & Co.,
Frankfurter Bücherfreund, 12, taf. 49 ; l'autre à la vente Gramont,
Paris, 18 décembre 1933, lot 22, sur des Coustumes generalles de
Bretagne, Paris, Jacques Dupuis, 1584 (site
de la British Library).
Sur les différentes éditions de la Coutume de Bretagne
voir notre page.
Olivier de Kerhoent était le fils d' Alain de Kerhoent,
seigneur de Troheon (†/ 1576) et de Jeanne, dame héritière de Kergournadec'h.
Il épousa le 7 octobre 1559 Marie de Ploeuc, ( morte en 1573)
fille de Pierre de Ploeuc et de Jeanne du Quélennec, dame héritière de
l'Estang.
Un arrêt de maintenue des Kerchoent cite une enquête menée en 1584 à la requête
"d'Olivier de Querhoent, sieur de Kergournadec'h, Trohéon, Coatquelfen..." par
laquelle « plusieurs anciens prestres, gentilshommes et habitants de la
paroisse de Cléder déposèrent que ses ancêtres étaient bien d'ancienne
chevalerie et portoient leurs écussons en carré et en bannières comme les
anciens parements de la province et que messires les officiers de leurs
juridictions étoient touz gentizhommes ». Olivier mourut en 1594 et fut inhumé
en l'église de Cléder. Dans le chœur, on montrera longtemps le portrait
d'Olivier, « peinture de son long, armé de toutes pièces, avec sa cotte d'armes
de velours rouge cramoisy, son casque, son espée et esperons dorés, sa lance et
sa cornette ». Ce seigneur Olivier a immortalisé sa mémoire dans les «
bastiments superbes qu'il a entrepris, du faict du chasteau « de Kergournadech
qui mérite d'estre mis au rang des « belles maisons de France. » (Extrait d'une
ancienne genéal. de la Maison de Kerhoent. Bibl. Nation.) ( Source : Gaston de
Carné, Les chevaliers bretons de Saint-Michel, Nantes, 1884, p.
193-194)
Le marquis de Rochambeau (Epigraphie et iconographie, II, p. 45) fait référence
à une "Généalogie manuscrite de la maison de Kerhoent ou Querhoent, appartenant
à Mme la comtesse de Gouyon de Beaufort, née de Querhoent, au château de
Beaufort, par Plerguer (Ille-et-Vilaine)".
Signature d'Olivier de Kerhoent sur un aveu du 9 mars 1569
rédigé après le décès de Jehanne de K/gournadec'h, sa mère, par deux notaires
de la cour de Lesneven (Kersauson et Audren) :

Nantes, ADLA B 1677.
Voir sur le site des Généalogistes du
Finistère quelques extraits de ce mynu par Anne-Françoise Grall-Pérès et
des clichés de Françoise Simon.
Le château de kergournadec'h (Cléder, en Pays du Léon), au
XVIIe s. :

Croquis tiré de La Colombière (1644) qui y avait séjourné ...

Ruines du château de Kergournadec'h
Des armoiries écartelées Kergounadec'h / Botigneau se
retrouvent sur la coupe couverte de Molac. Cette superbe coupe
"constitue un témoignage unique de l'orfèvrerie civile d'apparat commandée par
la noblesse bretonne à la Renaissance. Vraisemblablement réalisée par un
orfèvre de basse Bretagne aux environs de 1600, (peut-être Pierre
Lafleur de Morlaix), cette rarissime coupe couverte destinée à
recevoir des dragées, évoque magnifiquement les pièces disparues qui ont pu
être réalisées en haute Bretagne. L'objet frappe par la densité du décor qui le
recouvre en totalité : scènes de chasse ciselées sur le couvercle, au gros et
petit gibier, au gibier terrestre et au gibier d'eau, à pied et à cheval, ainsi
que la représentation de monstres marins sur le pied. Le dindon figuré sur la
coupe parmi d'autres oiseaux, témoigne de l'arrivée récente en Europe de ce
volatile, venu du Nouveau monde au cours du XVIe siècle. A l'intérieur sont
gravées sur le fond de la coupe, les armoiries de François de Kerhoent
de Kergournadéc'ch et de son épouse Jeanne de
Botigneau, mariés en 1583. Personnage de premier plan dans le Léon à
la fin du XVIe siècle, François de Kerhoent, constructeur de l'extraordinaire
château de Kergournadec'h à Cléder, actuellement dans le
Finistère, reçut en 1599 du roi Henri IV le collier de saint Michel en
récompense de sa loyauté. Suite au mariage en 1616 de l'héritière de
Kergournadec'h avec Sébastien de Rosmadec, seigneur de Molac (en haute
Bretagne), l'objet offert à l'église de cette paroisse, fut transformé en
ciboire par l'ajout d'une croix au sommet du couvercle". Jeanne de
Botigneau était fille unique d'Alain Droniou.
Patrimoine de Bretagne : images et
description

Coupe de Molac. Armes de François de Kerhouent et de Jeanne de Botigneau

Coupe de Molac. Scène de chasse
"On cite une enquête de 1434 dans laquelle les gentilshommes du pays déposaient
avoir entendu dire et tenir par longue tradition que, depuis le VIe s. jusqu'au
tems de l'enquête, tous les seigneurs de cette maison avaient été chevaliers,
et qu'un ancien proverbe disait qu'avant qu'il y eût monsieur ou seigneur en
aucune maison, il y avait un chevalier à Kergournadech. A-raok ma voa aotrou è
nep leac'h // E voa eut marc'hek è Kergournadeac'h.
Les seigneurs de cette maison ont figuré dans nos annales. Le premier dont il y
soit fait mention, après celui des légendes , est Olivier de Guergournadegh,
qui vivait en 1288. Guyomar, son fils, se signala dans les guerres de Montfort
et de Charles de Blois. Fait prisonnier dans une rencontre, il déclara qu'il
aimait mieux mourir que de vendre un petit coin de sa terre pour payer sa
rançon, tant il aimait son vieux château ! En quoi ses descendans l'ont imité ;
car on les voit sans cesse mettre leur vieux château sous la protection
spéciale des ducs, et non-seulement le vieux château avec les officiers,
serviteurs, damoiseaux, mais les pigeons et les lapins du dit château.
La terre de Kergournadec'h passa, vers 1504, dans la famille de Kerhoënt, par
le mariage d'Alain de Kerhoënt avec Jeanne de Kergournadec'h, héritière de sa
maison. Leur petit-fils François épousa Jeanne de Botignau, dont il n'eut que
deux filles, Renée et Claude de Kerhoënt, « et le bonhomme a dit depuis que
s'il avait eu des garçons, comme il n'avait que des filles, il leur eût fait
prendre le beau nom de Kergournadeac'h, comme déjà lui et feu son père Olivier
en avaient pris les armes plaines èchiquetèes d'or et de gueules, et laissé
celles de Kerhoent, qui sont lozangées d'argent et de sable. »
Renée de Kerhoënt, sa fille aînée, épousa , le 1er mai 1616, à l'âge de quinze
ans,
Sébastien, marquis de Rosmadec, baron de Molac..." (Lycée
Armoricain, p. 368-369).
Devise de Kergournadec'h : En Dieu est.
Je remercie François du Fou pour son aide précieuse ...
Guy Ducellier pour la signature d'Olivier de Kerhoent
vendredi 23 juillet 2010
Par jean luc deuffic le vendredi 23 juillet 2010, 09:47
Nous avions dans une
précédente note fait état de quelques épaves de l'ancienne bibliothèque des
Oratoriens de Nantes. Aux quelques manuscrits relevés nous aimerions en ajouter
deux autres. En premier lieu, celui qui se trouve actuellement conservé à la
Bibliothèque universitaire d'Austin, USA (Harry Ransom Humanities
Research Center HRC 040), un recueil de textes et de chroniques du XVe s.
aux armes du célèbre Guillaume
Budé (sur le personnage
=>).

Guillaume Budé par J. Clouet. ca 1536. MMA.
Armes des Budé : d’argent, au chevron de gueules accompagné de trois
grappes de raisin pourpre, pamprées de sinople. Ces armes sont celles de
Guillaume Budé, l’arrière-grand oncle de l’Humaniste, anobli en 1397 pour la
charge de « maistre des garnisons de vins du Roy et de la Royne » qu’il occupat
auprès de Charles VI.
http://www.digital-scriptorium.org
Nous y avons reconnu au f.1 l'ex-libris (XVII/XVIIe s.) des Oratoriens
de Nantes :
http://www.digital-scriptorium.org
De même nous avons remarqué sur le premier folio le cachet très
caractéristique du Comte de Kergariou (+1849) (1) avec sa
devise "Là ou ailleurs" :
http://www.digital-scriptorium.org

samedi 19 juin 2010
Par jean luc deuffic le samedi 19 juin 2010, 10:43
Fils de Sébastien, baron de Molac et de Françoise de Montmorency,
Sébastien II de Rosmadec (1) épousa le 1er mai 1616 Renée
de Kergournardec'h et de Kerhoent, alors âgée de 15 ans, dont il aura dix
enfants (1bis). Député aux Etats de Bretagne en 1626, il fut nommé gouverneur
de la ville de Quimper en 1634 et de Dinan en 1643. Personnage érudit, c'est à
lui que font référence les mauristes dom Lobineau et dom Morice, comme ayant
réuni un grand nombre de documents relatifs à l'histoire de la Bretagne. Au
reste, il fournit au généalogiste d'Hozier le manuscrit de Le Baud que celui-ci
fera imprimer en 1638 (Histoire de Bretagne, avec les chroniques des
maisons de Vitré et de Laval, ... ensemble quelques autres traités servant à la
même histoire, et un recueil armorial... Le tout... tiré de la bibliothèque de
Mgr le marquis de Molac ...) [original =
London, British Library, Harley 4371] : "Le soin que vous avez,
Monseigneur, de joindre à la gloire des armes les connoissances honnestes vous
rend plus capable qu'aucun de ceux de vostre condition, de donner ceste
assistance à ceux qui ont la mesme curiosité que moy; et comme c'est un bien
que vous n'estimez que pour en estre liberal, vous m'avez fait l'honneur de me
communiquer abondamment les grandes recherches que vous avez faittes
particulièrement pour l'Histoire de Bretagne" (dédicace de d'Hozier à Sébastien
de Rosmadec).
Vulson de La Colombière lui dédie sa Science héroïque, et loue en lui
"un des plus sages et des plus doctes seigneurs de France". Il fut en relation
avec plusieurs érudits de l'époque (André Du Chesne, Autret de Missirien,
etc.), avec le dominicain breton Albert Le Grand ...

Quartiers de noblesse et armes de Sébastien II de Rosmadec,
tirés d'un exemplaire de Pierre Le Baud, Histoire de Bretagne, Paris,
Alliot, 1638. (ex. Vannes BM F°96-R.74). Voir Trésors des bibliothèques de
Bretagne, Pontivy, 1989, p. 138-139, n° 138.
Nicolas Dadier (+ 1628) "a mis son livre (Parthenice
Mariane) sous la protection d'un des plus grands seigneurs, d'un des
hommes les plus remarquables de son temps et de son pays : c'est au très noble
et vertueux seigneur, marquis de Rosmadec, baron de Molac, de la Hunaudaye et
Montafillant, seigneur de Penhouet, gouverneur des ville et château de Dinan,
qu'il a dédié sa Parthenice Mariane. Ce Sébastien de Rosmadec est le même qui
fut aussi gouverneur de Quimper et qui — au rapport de Lobineau — « avoit conçu
de vastes desseins pour une nouvelle histoire de Bretagne ; » son portrait et
la généalogie succincte de sa maison se trouvent dans la Science Héroïque de
Vulson, publiée à Paris, en 1644, et d'Hozier, lui faisant hommage de son
édition de l'Histoire de Bretagne, de Pierre le Baud, parlait de « l'estime
extraordinaire qu'il faisoit de ses vertus et de ses talents. » Dadier avait
donc bien choisi le protecteur à qui il dédiait son livre ; elles n'étaient pas
vaines, sans doute, les louanges par lesquelles il remerciait le marquis de
Rosmadec de témoigner une bienveillance éclairée aux couvents de son ordre ; et
sa reconnaissance s'appuyait ingénieusement sur des souvenirs historiques,
quand il ajoutait : « Un chacun a « aussi cognoissance du regret qui pénétra
vostre a âme, après avoir veu les lamentables ruines de « vostre maison et
monastère des Carmes, jadis « l'honneur de la ville de Ploërmel, temple fondé,
« basti et dédié, il y a plus de trois cents ans, par les « anciens ducs et
princes souverains de ce pays. » (Gourcuff, Anthologie des poètes
bretons, p. 2),
La bibliothèque du marquis de Molac était "très belle et abondante en livres
rares et singuliers" (D. Maillet, Description, notices et extraits des
manuscrits de la Bibliothèque publique de Rennes, Rennes, 1837, p.
205).
Fer de reliure, écu aux armes de Rosmadec : palé d'argent et d'azur de
six pièces.
Source : G. Vialet, Bibliothèques et bibliophiles bretons anciens,
Paris, 1931, p. 188-189, signale un ex-libris (193 x 148 mm) signée Matheus
fe[cit] dans la collection du docteur Olivier et de M. J. B. Mercier, de
Dijon (Archives de la société des collectionneurs d'ex-libris, 1920,
p. 35).
Voir également un ex-libris de Rosmadec ("I. Picart fecit") avec la
devise Gric a Molac conservé à l'Herzog August
Bibliothek de Wolfenbûttel (Graph. A1: 2068)
[En
ligne]

(c) Herzog August Bibliothek Wolfenbüttel. Pour l'explication des blasons
voir in fine...
Parmi les quelques manuscrits ayant appartenu au marquis de Molac, citons le
Paris BnF Lat. 9888, une copie de la Chronique de Saint-Brieuc (cf.
l'édition de Gwenaël Le Duc et Claude Sterckx, 1972), in-folio de papier de la
fin du XVe siècle. relié en veau, aux armes de Sébastien de Rosmadec. Une note
du XVIIe s. (sans doute de Du Paz) précise :
"ce livre commence au feuillet IIII en chiffres. Au XVIIe siècle il y en a 2
perduz, et finist à la page chiffrée CLVII. - Envoyé à Monsieur André du Chesne
par Messire Sébastien, marquis de Rosmadec, comte de la Chapelle, baron de
Molac, Rostrenen et Penhoët, 1633". Effectivement, dans l'état des papiers de
Dom Lobineau, dressé en 1727, ce manuscrit est ainsi désigné : "Un autre volume
in quarto, relié en veau de couleur noire passée, étiqueté au dos Chronicum
Britanniae et marqué sur les deux côtés de la couverture aux armes de
Molac-Rosmadec. Ce manuscrit, très ancien, contient 167 feuillets écrits à deux
colonnes". (L. Delisle, Notice sur des collections manuscrites de la
Bibliothèque nationale, dans BEC, XXXII, 1875, p. 241-245 (cf.
Tudchentil).
Le regretté Hubert Guillotel signale également la présence dans les collections
de Rosmadec d'un exemplaire du cartulaire de l'abbaye de la Vieuxville
communiqué à André Duchesne ("Cartulaires bretons médiévaux", dans Les
cartulaires, ENC, p. 330 et 339).
Le marquis de Molac chérissait entre toutes les sciences "celle qui apprend la
connaissance des armes, qui déchiffre leurs blazons et traite de leur origine".
L'Oratorien Jacques Lelong, dans sa Bibliothèque historique fait état
de ses Mémoires servans à l'Histoire de Bretagne, manuscrit
autographe, paraphé de la main du fameux d'Argentré. "Il étoit entre les mains
de M. Gérard Mellier, Conseiller du roi ..., maire et colonnel de la Milice
bourgeoise de Nantes" (Bibliothèque historique, III, Paris, 1771, p.
401). Sur Gerard Mellier (21 mai 1674-28 décembre 1729) voir
l'importante notice toujours utile que lui dédie la Biographie
bretonne de P. Levot, II, 1857, p. 442-447. Un colloque lui a été
récemment consacré aux Archives départementales de Loire-Atlantique [programme]

Le maire de Nantes, Gerard Mellier, administrateur,
"collectionneur" et historien (voir annexe, ci-dessous)
Une généalogie historique du monde, depuis Adam jusqu'au roi Charles V
(1364-1380), figure dans les collections Lawrence J.
Schoenberg de l'Université de Pennsylvania (USA), acquise chez
Sotheby's, à la vente du 23 juin 1998, lot 53. Le manuscrit
Ljs266 [ numérisé ], daté de
1404/1406, commence : "Cy ensuit la generation de adam qui comprent jusques au
deluge", et finit : "En lan mil CCC hexadecimus le jour de pasques fu sacre
pape urban en la ville de rome et en chanta on en leglise de paris Te deum
laudamus /". Une note en page de garde indique une provenance : "A lonsiesme
feuillet ste Anne et autres choses notables / Ce livre est a present de la
Bibliotheque du marquis de Molac",
puis au f. 1rv : "Achepte a Rouen le 26 avril 1632 par le marquis de Molac
de Bretagne". Une marque plus ancienne (XVe s.), lue seulement à l'ultra-violet
donne le nom d'un premier possesseur : "Cest livre est a Johan Auslin".
Il me semble plus vraisemblable d'y lire le nom de Jehan
Austin. Sans doute doit on y voir un membre de la famille Austin
(Aoustin) qui donna Guillaume, conseiller clerc de Rouen à la fin du XVe
siècle, lignage qui portait : "D'azur à la fasce eschiquetée d'argent et de
gueulles de 3 traicts ; accompagnée d'un léopard d'or en chef et 3 coquilles
d'or en poincte posées en orle". Ce Guillaume fut conseiller "en la grande
séneschaussée de Normendie, et par le registre de l'Eschiquier (1497, p. 63),
on voit qu'il y eut lettres du Roy adressées au dict Eschiquier pour informer
de la vie, mœurs et suffisance tant du dict Austin que de plusieurs autres qui
avoient esté conseillers en la dicte séneschaussée, les quels furent tous
ensuite pourveus d'offices de conseillers en Leschiquier comme il sera remarqué
cy après. Le dict Aoustin fut pourveu de la dite charge par les lettres
d'érection du dict Eschiquier, du mois d'avril 1499 et en fit le serment le 1
d'octobre 1409. M. Le Febvre dict que sa seule vertu l'a eslevé à cette charge.
Il estoit curé de Moyaux (arrest de Leschiquier du 28 janvier 1502). Les armes
cy employées sont en la maison de M. de Tilly, parroisse de Saint-Amand,
laquelle a appartenu à ceux de cette famille" (Recueil des présidents,
conseillers et autres officiers de l'Échiquier, p. 55).
Les armes de Guillaume Austin (2) ont été reconnues sur un
Livre d'heures à l'usage de Rouen de la bibliothèque de Cheltenham, n°
3977 (Revue catholique de Normandie, 1895, p. 127-128). De même, sur
le ms Paris, BnF, Fr. 2195, un exemplaire qui contient des fragments du
Roman de la Rose et du Roman de Fauvel et le
Testament de J. de Coen, on peut lire au f. 147v : « Cest livre est à
Massiot Austin de Rouen qui l'acheta le mois de juing l'an mil IIIIC LXX de ung
libratier de Rouen nommé Gautier Néron. Qui le trouvera si le raporte et on luy
donnera ung bon pot de vin ». Le nom du copiste, Johan Mulot est donné par une
enigme à partir des initiales des mots de trois vers. (Langlois, Les
manuscrits, p. 37-38).
Quelques images du manuscrit sur le site Roman de la rose digital
library [En
ligne]
Massiot fut enterré à Saint-Vincent de Rouen (AD, G 7662).
Un "Jean Autin", fut procureur fiscal de Blanche de Harecourt, comtesse
d'Aumale (Eschiquier 1464). Un autre (ou le même) "Jean Austin, demeurant à
Vicquemesnil, sergeanterie de Montivillier", fut anobli en 1470.
Autre manuscrit du baron de Molac : Nantes BM 1199 : «
Parlement général de Bretaigne, assigné par Pierre, par la grâce de Dieu duc de
Bretaigne, comte de Monfort et de Richemont, à tenir à Vannes, à ce lundy
vingt-quatriesme jour de may l'an mil quatre cens cinquante ung ». XVe siècle.
286 × 185 mm, papier, 160 f. Reliure basane aux armes de Molac.
Livres imprimés de la bibliothèque de Molac
§ Les oeuvres de maistre Alain Chartier, Paris, Samuel
Thiboust, 1617, relié dans un plein veau brun aux armes or du marquis de Molac
avec la devise : 'Gric a Molac' (silence à Molac) dans un encadrement
à double filets, est actuellement présenté par la Librairie Guimard, à Nantes.
L'ouvrage porte à l'encre brune sur la page de garde : "Ce livre est de la
bibliothèque du Marquis de Molac 1630".
§ Livre d’architecture contenant plusieurs portiques
de differentes inventions, sur les cinq ordres de colomnes / par Alexandre
Francine Florentin, ingenieur ordinaire du Roy. - A Paris : Planches signées :
A. Francini inventor ; Tavernier ex. : chez Melchior Tavernier, graveur et
imprimeur du Roy pour les tailles douces..., 1631. Mention manuscrite sur la
page de dédicace : « Le Marquis de Molac ». Exemplaire : Paris, BENSBA Réserve,
LES. 1250 [
Description en ligne ]
Pour terminer ce billet, quelques mots sur un feuillet de Livre d'heures
présenté à la vente par le libraire américain Swaen, d'Indian Rocks [ description en ligne] :

Ca 1480. 125 x 90 mm. Miniature : 70 x 50 mm. Deus in audiutorium meum
intende Domine ad adiuvandum me [festina]//. Psaume LXIX. Le
thème de cette miniature pourrait représenter l'épisode du martyre des trois
juifs brulés pour n'avoir pas adoré la statue d'or de Nabuchodonosor. Je
remercie Jean-Thomas Bruel pour cette suggestion. Voir les
commentaires ci-dessous pour d'autres hypothèses...
La complicité de plusieurs collègues de la liste Noblesse
bretonne a permis l'identification des armoiries présentes au bas
de cette enluminure. On y remarque entre autres les armes des
Rosmadec, écu écartelé :
1) Pontantoul : D'hermines au sautoir de
gueules
2) Pontcroix : d'azur au lion d'argent
3) Kerouzéré : de pourpre au lion d'argent
4) Rosmadec : palé d'argent et d'azur de 6
pièces
L'écu losangé suppose une dame, et de ce fait ces armoiries pourraient bien
être celles de Jeanne de Rosmadec, fille de Jean II de
Rosmadec (+ 1469), mariée en 1476 à Jean III de Kerouzéré,
fils d'Yvon II de K. et de Marie de Kerimerc'h.
Ces mêmes armes (sauf inversement des 1 et 3) se voyaient jadis dans l'église
Saint-Collodan de Plogoff (F., Cornouaille), sur d'anciens
vitraux aujourd'hui disparus, dont on conserve une description précise :
" Et pour ce quy est des armes en vittre, ledict Filly nous a faict voir au
pignon oriantal de ladicte église la grande et maistresse vitre composée de
troys passées et de troys souflects, au premier et plus hault desquels est un
escusson des armes plaines de Francze partye avecq celle de Bretaigne et au
second soufflet quy est du costé de l'évangille, est un équsson en bannière
porté par un ange, lecquel eccussson est equartellé, au premier et dernier sont
les armes de la baronie de Kerouzéré, quy sont de pourpre à un lion d'argeant,
au second et troysiesme sont les armes de la seigneurie de Meinfoults (3) quy
sont d'ermines à un saoultouer de gueulles, et au troysiesme soufflets, estant
du costé de l'espittre, est un autre ecqusson en banière porté pareillement par
un ange, lecquel escusson est aussy ecquartellé, au premier sont les
armes de la baronie de Kerouzéré, quy sont de pourpre à un lion d'argeant, au
second les armes de Pontecroix quy sont d'azur à un lion d'argeant, au
troysiesme sont les armes de Meinfouts, quy sont d'ermines à un aoultouer de
gueulles, au quattriesme sont les armes de Rosmadec quy sont palles d'argeant
et d'asur de six pièczes".(Prééminences de l'église de Plogoff,
Bulletin de la Société archéologique du Finistère, 1913, p. 211-212).
Auparavant, le dit Filly "a montré et avons veu en hault du pignon occidentall
de lad. église, sur lequel est construict le clocher, un grand escusson en
bocze de relieff coupé en bannière ... que ledict Fily nous a dit estre les
armes de la seigneurie de Kerouzéré en ecquartellé avecq les armes de la
seigneurie de Meinfaoults, dans lacquelle maison de Kerouzéré ladicte terre de
Kergaradec (4) a entré par le mariaige de dame Jeanne de Rosmadec avecq
Messire Jean, baron de Kerouzéré, l'an 1476" (5).
Notes
(1)
Sébastien II, marquis de Rosmadec, comte de la Chapelle-vers
1630, seigneur du Quéménet, seigneur de Crozon et du Porzay (1623-1647),
seigneur de Rosmadec-1647, baron de Molac (1er, 1618), seigneur de Pont-Croix
et de Penhoët, seigneur du Juch (1638-1638), baron de Serent, vicomte du Besso,
seigneur de la Houlle-1634, seigneur de Coëtmenec'h, gouverneur de Quimper
(1634), gouverneur de Dinan (1643), sénéchal héréditaire de Rohan (1613),
chevalier de l'Ordre du roi (Saint-Michel), conseiller au Conseil d'État
(Source : base Noblesse Bretonne, via Tudchentil)
(1bis) Inhumée au Convent des Augustins de Paris :
CY DEVANT REPOSE || LE CORPS DE DEFFUNCTE || HAULTE ET PUISSANTE DAME ||
RENÉE,DAME DE KERGOUNADECH FEMME || DE HAULT ET PUISSANT SEIGNEUR MESSIRE
SEBASTIEN, MARQUIS || DE ROSMADEC, COMTE DES CHAPELLES ET DE CROZON, BARON DE
MOLAC, DE TIVARLEN, DE PONTECROIX ||, DU JUCH, DE PENHOET ET DE SERENT, VICOMTE
DE || BEAUMANOIR, DU BESSO, ETC., CHEVALIER ||, CONSEILLER DU ROY EN SES
CONSEILS, GOUVERNEUR || POUR SA MAJESTÉ EN SES VILLES, CHASTEAUX ET
SENESCHAUSSÉES DE QUIMPER ET DINAN; || LAQUELLE DAME, POSSEDANT DES QUALITÉS ||
EMINENTES PAR-DESSUS LA CONDITION DE SON SEXE, || FAIT VOIR PAR LA BRIEVETÉ DE
SA VIE QUE LES CORPS || LES PLUS PARFAITZ ET LES PLUS BELLESAMES || SARRESTENT
ORDINAIREMENT LE MOINS EN CE || MONDE. ELLE EST NÉE DANS LE CHASTEAU DE
BOTIGNAU, || EN BRETAGNE, LE XVIE DE JUIN MDCI, ET EST MORTE A || PARIS, LE XIX
NOVEMBRE MDCXLIII, DANS LE XLIII || DE SON AAGE, ET LE XXVIII DE SON MARIAGE,
AYANT ESTÉ MERE DE X ENFANS, DESQUELS V LA SURVIVENT. LEDICT SEIGNEUR MARQUIS,
SON MARY, LUI A || FAIT DRESSER CE MONUMENT ET FONDÉ CEANS UN ANNIVERSAIRE
SOLLENNEL ET || AUTRES PRIERES POUR LE REPOS DE || SON AME, ATTENDANT QUE LE
MESME || DIEU, QUI PAR SA GRACE LES AVOIT || JOINTS ET UNIS EN CE MONDE, PAR SA
|| BONTÉ ET MISERICORDE LES REUNISSE POUR || L'ETERNITÉ DEDANS LE CIEL.
AMEN.
(Epitaphier du vieux Paris)
(2)
Il y a un Guillaume Aoustin, chanoine de Rouen, curé de
saint-Michel, vicaire général de 1493 à (+) 1501.
(3)
"Meinfoults" est pour Menfaoutet, (ou Meanfaoutet, Menfautet),
manoir et seigneurie en Cleder, possession des Pontantoul. (F., Léon). Voir
Nantes, ADLA, B 1723.
(4)
Kergaradec, aujourd'hui en Cleden-Cap-Sizun.
(5)
Jehan III de K., chevalier, décédé en 1518. En 1476, il
partagea avec son frère Charles, qui obtient alors le manoir de Coatsabiec
(Plougar). Quimper, ADF 151J 27. Chantal Daniel, Chartrier de
Kerouzéré, Quimper, 1993, p. 29.
Explication des blasons de l'ex-libris de Sébastien de
Rosmadec (source : François du Fou)
Contre écartelé :
1er : Rosmadec (de) : palé d'argent et d'azur de six pièces
2ème : Chapelle (de La) : de gueules à la fasce d'hermines
3ème : Rohan (de) : de gueules à neuf macles dor, trois, trois et
trois
4ème : Beaumanoir du Besso (de) : d'azur à onze billettes d'argent, quatre,
trois et quatre
et
1er : Montmorency-Fosseux (de) : d’or à la croix de gueules cantonnée de
seize alérions d’azur, quatre, quatre, quatre et quatre
2ème : Aumont (d') : d'argent au chevron de gueules, accompagné de sept
merlettes de même, quatre en chef et trois en pointe
3ème : Saint-Amadour (de) : d'argent à trois têtes de loup de
gueules
4ème : Ferrières (de) : d'hermines à la bordure de gueules, chargé de fers
de cheval d'or
sur le tout :
Bourbon-Préaux (de) : de France à la bande de gueules chargé de trois lions
d'argent
Bibliographie
La Science héroïque traitant de la noblesse, de l'origine des armes, de
leurs blasons et symboles... avec la généalogie de Rosmadec en Bretagne, le
tout embelly d'un grand nombre de figures en taille douce..., par Marc de
Vulson, sieur de la Colombière... Paris : chez S. Cramoisy et G. Cramoisy ,
1644.
Généalogie succincte de la maison de Rosmadec, extraite de celle qui a été
amplement dressée par le sieur d'Hozier,... enrichie de quelques remarques et
recherches faites par le sieur de La Colombière Vulson,... Paris : S.
Cramoisy , 1644.
vendredi 9 avril 2010
Par jean luc deuffic le vendredi 9 avril 2010, 20:33
« billets précédents - page 2 de 8 - billets suivants »