Le manuscrit médiéval ~ The Medieval Manuscript

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vendredi 21 octobre 2011

Adalbert de Vogüé (1924-2011), un moine nous a quitté ....

La nouvelle du décès d'Adalbert de Vogüé plonge le monde des médiévistes dans la tristesse ...

Disparu depuis plusieurs jours, le corps sans vie d'Adalbert de Vogüé a été retrouvé, vendredi 21 octobre 2011, en début de soirée par les équipes de recherche, à environ deux kilomètres du monastère de la Pierre-qui-Vire où résidait l'ermite. Il serait décédé de mort naturelle depuis quelques jours, peut-être due à l’épuisement ou à la fatigue.

Né d'une famille d'ancienne noblesse en 1924, Adalbert de Vogüé, fils de Melchior de Vogüé (1893-1965) et de Geneviève Brincard (1898-1974) qui entreront dans les ordres chacun de leur côté, est devenu moine à l'abbaye de la Pierre-qui-Vire en 1944. Docteur en théologie (Paris, 1959), il enseigna les Pères de l’Église au Collège Saint-Anselme de Rome. Depuis 1974, il vivait dans un ermitage à proximité de son monastère et se consacrait à une « somme » sur l'histoire de la vie monastique depuis ses origines, en s'appuyant sur les travaux et les chroniques de l'Église primitive, des Pères de l'Église et des premiers fondateurs (Histoire littéraire du mouvement monastique dans l'antiquité, 12 volumes parus) .


Ecoutons le Père Adalbert ...nous parlant de sa vie d'ermite... sur le site www.dieu-parmi-nous.com : [ Lien ] Format mp3

Bibliographie d'Adalbert de Vogüé sur OPAC Regesta Imperii | Lien ]
Sur sa collaboration aux Sources chrétiennes [ Lien ]
Les ouvrages d'Adalbert de Vogüé aux Editions du Cerf [ Lien ] - au catalogue de la Bibliothèque Saint-Étienne de Jérusalem [ Lien ] -


Sources : Le Journal du Centre -

lundi 14 février 2011

Francesco Magistrale (1945-2011)


Marilena Maniaci vient de nous annoncer (via Apilist) le décès de Francesco Magistrale, paléographe, professeur à l’Université de Bari (1945-2011)


Fiche bio-bibliographique  



Conferenza di Francesco Magistrale, I Mercoledì con la storia del Centro di Studi Normanno-Svevi di Bari, 14 gennaio 2009 (Youtube)

mardi 15 juin 2010

La culture de la revendication royale chez les ducs de Bretagne


Nous avons le plaisir d'annoncer la soutenance de thèse en doctorat d’Etat-ès-lettres de notre collègue Jean-Yves Copy, docteur en histoire de l’art, thèse présentée à l'Université de Rennes/2  le 21 juin 2010 :
ETRE ROI A PAMPELUNE, A PARIS ET « EN SON PAYS »
LA CULTURE DE LA REVENDICATION ROYALE CHEZ LES DUCS DE BRETAGNE

Résumé
L’examen du patrimoine artistique breton révèle l’existence de signes royaux, échelonnés entre 1260 et 1514. Chercher un sens à cet ensemble, c’est s’interroger sur son homogénéité et sur ses finalités. Portent-ils tous la même signification politique ? Comment admettre le paradoxe que les souverains bretons ont été de grands féodaux du royaume de France et qu’ils ont manifesté en même temps des aspirations à l’indépendance ? Le duc de Bretagne est-il donc un roi ? Ou bien aspire t’il au titre royal ? Comment concilier l’appropriation de signes royaux et les titulatures a minima, comtale puis ducale, qui leur furent octroyées par le roi de France ? Serait-ce dans la singularité de la revendication ? Revendiquer, c’est faire comme si, c’est défier le roi dans son apparence extérieure, c’est se poser en s’opposant.
La thèse, qui prend surtout appui sur l’étude de la sculpture funéraire, montre les deux champs successifs de la revendication. A l’exemple des deux premiers comtes de Dreux, leurs ancêtres, d’origine capétienne et donc de sang royal, les ducs de Bretagne Pierre Mauclerc, m. 1250, et Jean 1er, m. 1286, ne pensent qu’à un trône royal, et par-dessus tout à celui de France, un rêve grandiose traduit par des images funéraires du pays nantais et repris quatre-vingts ans plus tard par Charles de Blois. Le lignage continue à défier l’Etat.
C’est alors qu’une autre symbolique d’émancipation voit le jour, fondée sur le raccordement au lignage royal breton du Haut Moyen Age, étranger au monde capétien. Descendue du ciel, à Ploermel, la couronne royale bretonne soutient la querelle successorale entre Bretons avant d’être un moyen d’opposition au roi de France.

Jury
M. Michel Pastoureau, directeur d’études à l’Ecole pratique des Hautes études, rapporteur
M. Bruno Boerner, professeur d’histoire de l’art du Moyen Age à l’université de Rennes 2, directeur de thèse, rapporteur
M. Michaël Jones, professeur d’histoire médiévale à l’université de Notttingham, rapporteur
M. Patrick Demouy, professeur d’histoire médiévale à l’université de Reims
M. Bernard Merdrignac, professeur d’histoire médiévale à l’université de Rennes 2
M. Christian Freigang, professeur d’histoire de l’art du Moyen Age à l’université de Francfort-sur-le-Main

21 juin 2010, à 14h 30. Université de Rennes 2, quartier de Villejean, Bâtiment A (Unité de formations et de recherches en sciences sociales), 3e et dernier étage, salle Jacques Léonard (A 322)

dimanche 13 juin 2010

Décès d'André Chédeville (1935- 12 juin 2010)


Nous apprenons - par un message du professeur Bernard Merdrignac - le décès de l'historien André Chédeville, dont les ouvrages sur la Bretagne médiévale sont bien connus, notamment celui publié avec le regretté Hubert Guillotel (également décédé il y a peu de temps), La Bretagne des saints et des rois : Ve-Xe siècles, Edilarge, (1984), collection Ouest France université. Il avait aussi travaillé à l'édition du Cartulaire de Redon.

Sources : liste "La_Bretagne_au_Moyen_Age" (info B. Merdrignac)

/ Source PUF /

mardi 18 mars 2008

Pierre Cockshaw († 15 mars 2008)

Denis Muzerelle, responsable de la section "Paléographie latine" à l'IRHT, nous apprend le décès de Pierre COCKSHAW, survenu le 15 mars dernier, dans le cours de sa soixante-dixième année.
Membre de l'Académie royale de Belgique depuis 1993, Conservateur en chef de la Bibliothèque royale de Belgique de 1992 à 2003 et professeur honoraire de l'Université libre de Bruxelles, Pierre Cockshaw était membre du C.I.P.L. depuis 1993.
Les funérailles auront lieu le jeudi 20 mars 2008, à 9 h 30, au Crematorium d'Uccle.

mardi 5 février 2008

Manuel Díaz y Díaz (1924, Murgados (La Coruña) ~ †2008)

Manuel Díaz y Díaz, attaché à l'Université de Saint-Jacques de Compostelle, vient de décéder. Ce grand médiéviste espagnol, membre du Comite international de paléographie latine (CIPL) était président émérite de l'Université de Santiago de Compostela. Il occupait la chaire de philologie latine des universités de Valence, Salamanque et Saint-Jacques-de-Compostelle. Depuis les années 50, ce chercheur a consacré sa carrière au domaine de la philologie latine et aux études médiévales, étant devenu l'une des références internationales dans ces deux domaines d'études, comme le prouve les trente sept thèses de doctorat et les huit projets de recherche qu'il a dirigé. Il a reçu de nombreux prix et distinctions. Il a été nommé docteur honoraire des universités de Lisbonne, Salamanque, Léon et Coimbra, et a enseigné plusieurs cours et conférences dans de nombreuses universités européennes et américaines. Il fut l'un des principaux promoteurs des études "jacquaires", participant à de multiples projets, des publications, des congrès et à la création de centres de recherche, à travers l'Europe, pour l'étude du "Chemin de Saint-Jacques" et de son influence dans la construction de l'espace européen. Ses œuvres les plus remarquables sont, entre autres:
Libros y Librerías en la Rioja alto-medieval, Logroño, 1979.
[Lien
Isidoro de Sevilla, Etimologías, introducción general, Madrid, 1982. 
Los antiguos Tumbos de Santiago, Santiago, 1985. 
El Códice Calixtino de la Catedral de Santiago, Santiago, 1988. 
Vie Chretienne et Culture dans L'Espagne du Viie Au Xe Siecles, (Collected Studies Series, 377), Aldershot, Londres, 1992.
Edición faxsimil del manuscrito 609 del Libro de Horas de Fernando I de León, Santiago, 1995. 
Sources:
Liste MEDIBER
Culturagalega.org
Compostela Group of Universities 
El correo gallego

vendredi 7 septembre 2007

Jonathan Alexander

Jonathan Alexander professe à l'Institute of Fine Arts de l'Université de New-York. Les médiévistes le connaissent comme éminent spécialiste des manuscrits enluminés, auteur d'ouvrages de référence.
Jonathan J.G. Alexander is the Sherman Fairchild Professor of Fine Arts, Institute of Fine Arts at New York University. His research interests focus on medieval European art, especially manuscript illumination.

On lui doit plusieurs études sur les manuscrits bretons, dont le Harkness Gospels (New York, Public Library 115, IXe s.) [En ligne]
[Description]
et sur un manuscrit de la collection Bradfer-Lawrence:
An Early Breton Gospel Book. A Ninth Century Manuscript from the Collection of H. L. Bradfer-Lawrence (1887-1965), Cambridge: Printed for presentation to the members of the Roxburghe Club, 1977 (avec Francis Wormald)

Autres ouvrages
Studies in Italian Manuscript Illumination, Pindar Press, 2002.
The Painted Page: Italian Renaissance Book Illumination 1450-1550, ed. and contributor, Prestel, 1994.
Medieval Illuminators and Their Methods of Work, Yale University Press, 1993.
Age of Chivalry: Art in Plantagenet England 1200-1400, ed. with Paul Binski, Royal Academy of Arts in association with Weidenfeld and Nicolson, 1987.
Insular Manuscripts 6th - 9th Century, Harvey Miller, 1978

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