Le manuscrit médiéval ~ The Medieval Manuscript

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mercredi 26 octobre 2016

Actualités de l'IRHT

Écrits pratiques municipaux et pouvoirs dans le royaume de France, XIIe-XVe siècle
Une journée d'étude sur les Écrits pratiques municipaux et pouvoirs dans le royaume de France, xiie-xve siècle, sera organisée à l'IRHT le 3 novembre 2016 en partenariat avec le LAMOP.
Lire la suite

Qu’est-ce qu’un corpus ?
La journée d'étude Qu'est-ce qu'un corpus ? se tient le lundi 7 novembre 2016 de 10 h à 18 h à l'IRHT. Le propos de cette journée est de s’interroger sur ce qui est (ou pourrait être) un corpus pour les historiens médiévistes.
Lire la suite

Paris au Moyen Âge
La première séance du séminaire, vendredi 4 novembre 2016, accueillera Hélène Noizet, Conflits d'usage du cloître Notre-Dame au xiie siècle et Caroline Bourlet , Habitat bourgeois, habitat universitaire sur la rive gauche au début du xive siècle d’après les sources fiscales.
Lire la suite

a_aaparis.jpg
Paris, BnF, Arsenal 5062, f. 149v

Lecture et critique des manuscrits latins: Initiation
Ce séminaire veut offrir aux étudiants, historiens ou littéraires, la formation en histoire des textes indispensable à leurs travaux de recherche. Les participants y apprennent à déchiffrer les écritures manuscrites livresques du ve au xvies., et à éditer les textes ainsi transmis ; ils s'y exercent à la lecture critique des apparats et des stemmata codicum. Le séminaire reprendra le 8 novembre 2016 au Centre d’études anciennes à l’Ecole Normale Supérieure.
Lire la suite

Et toujours à suivre ... LIBRARIA, blog consacré à l’histoire des bibliothèques anciennes

IRHT // CNRS

dimanche 9 octobre 2016

Un lecteur bien particulier de Raoul le Breton : Gaspare Tagliacozzi (1545-1599)


L'éminent Raoul le Breton, originaire de Ploudiry (Finistère, Bretagne), sera bientôt de nouveau à l'honneur avec la publication par G. Wilson, de ses Quaestiones super Priora Analytica Aristotelis (http://upers.kuleuven.be/nl/book/9789462700864).
A vrai dire, l'homme n'est pas très connu sur ses propres terres, et cela reste bien dommage !
Quoiqu'il en soit, notre billet concerne un de ses manuscrits, aujourd'hui à la British Library: le Harley, 7357, probablement d'origine italienne, comme plusieurs témoins de la tradition manuscrite des oeuvres du docte recteur de Sorbonne (+ ca 1320).

Gasparis.jpg

Sur le premier feuillet on peut lire une note : Ad usum Gasparis Taliacotii, et amicorum. La notice en ligne porte fautivement "caliacotij", mais il s'agit bien de la signature du médecin italien bien connu Gaspare Tagliacozzi (1545-1599). On retrouve d'ailleurs la même inscription sur un ouvrage de Johann Roszfeld (Rosinus), conservé à Cologne, ci-dessous, et sur un autre de Jean Fernel (1497-1558) de la Bibliotheca Osleriana (n° 2574).

gasparis_cologne.jpg

Considéré comme l'un des premiers à avoir pratiqué la chirurgie faciale, Gaspare Tagliacozzi nous a laissé une oeuvre importante : De curtorum chirurgia per insitionem, imprimé à Venize en 1597. 



Biblio:
The Life and Times of Gaspare Tagliacozzi, Surgeon of Bologna, 1545-1599, with a Documented Study of the Scientific and Cultural Life of Bologna in the Sixteenth Century. Martha Teach Gnudi , Jerome Pierce Webster

jeudi 29 septembre 2016

Livre d'heures à l'usage d'Orléans

Vente du 21 octobre 2016 : SCP PICHON & NOUDEL-DENIAU - 31 Boulevard d'Alsace - 06400 Cannes - 

LIVRE D’HEURES À L’USAGE D’ORLÉANS. France, Rouen et Paris, 1470 – 1490. 12 petites peintures pour le calendrier et 17 grandes peintures dans des encadrements variés par le Maître de l’Echevinage de Rouen (l’Annonciation), L’atelier du Maître de Jacques de Besançon (3) et le Maître de la Chronique Scandaleuse (13) 20 X 15 cm
EXPERT | DOMINIQUE COURVOISIER courvoisier.expert@orange.fr

a_alhorl.jpg

lundi 6 juin 2016

Charles et Nicolas Busnel, sieurs de la Retardaye, en Bretagne : livre d’heures et jurisprudence musulmane


Le nom des Busnel reste attaché à l’histoire de Rennes. Cette famille qui a donné, entre autres, deux connétables à la capitale bretonne, portait comme armes : d’argent à un épervier au naturel, longé et grilleté d’or, sur un ecot au naturel.



Le plus connu, Charles Busnel, sieur de la Retardaye, baptisé le 18 avril 1529 dans l’église Saint Martin de Cesson, était le fils de Jehan Busnel et Julienne Gérard. Avocat au Parlement de Bretagne (1559), procureur des bourgeois de Rennes (1559-1568), député aux États tenus à Vannes en 1567, conseiller au siège présidial de Rennes (1568), il obtint, avec son frère Julien, du roi Henri IV, en mars 1592, des lettres patentes qu'ils firent enregistrer l'année suivante et qui leur permettaient d'acquérir tous les titres de chevalerie et de mettre les armoiries de leur bonne et ancienne maison où bon leur plairait.
Charles épousa Michelle Chouart qui lui donna au moins huit enfants, parmi lesquels Nicolas, également connétable de Rennes en 1607, pensionnaire du Roi en 1624, nommé chevalier de l'ordre du Roi, le 19 octobre 1637, et reçu, le 19 décembre suivant, par le maréchal de Brissac. Il fit ses études à Angers où il obtint sa licence. Mais Nicolas fréquenta-t-il aussi l’Université de Leyde pour y étudier le droit? C'est là qu'il aurait alors rencontré Gilles de Glarges (1559-1641), vers 1580/1585, comme en témoigne sa signature sur le Liber amicorum du juriste :
Nicolaus Busnel Retardaye Armoricus
(Den Haag, KB : 74 J 14)


Source

Il semble bien qu'il faille reconnaître aussi le nom de Nicolas sur un manuscrit turc de la Bibliothèque nationale de France, traitant des cinq points fondamentaux de la jurisprudence musulmane (شرايط الاسلام. Paris, BnF, Turc 15, numérisé sur Gallica), rédigé en février 1596 :
La Retardaye / connestable de Rennes




Nicolas Busnel, dont on ignore la date de décès, épousa à Saint-Etienne de Rennes Perrine le Boulanger, dont elle eut un fils prénommé Charles, puis le 29 octobre 1640, Françoise Julienne, fille unique de noble Guillaume Julienne et de Bertranne de Thierry, seigneur et dame "des Chappellais et de la Ripvière" (Registres paroissiaux) :



Le nom de Charles (fils de Nicolas) se retrouve sur un très beau livre d'heures, aujourd'hui conservé à Bloomington (Indiana University, Lilly Library, ms. 30) :
Ce livre est et appartient à Escuyer Charles Busnel, sieur de la Retardaye, 1645.


Source et description : - Digital Scriptorium -

Charles Busnel épousa Julienne Simon, Dame du Bois-Paris, et décéda à Cesson-Sévigné le 31 mai 1661.
Il semble bien que le livre d'heures passa dans une autre branche des Busnel avec Henri-Jacques-François Busnel (1774), chevalier, seigneur de Montoray et du Bouëxic, qui lui descend de Julien Busnel, seigneur de La Méraudière (+1593) et de Françoise Riou.

Sources : Base Noblesse Bretonne - Roglo -
Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle. VIII. Bus-Cas. - 1909 / par C. d'E.-A. [Chaix d'Est-Ange], p. 2-5.
PS: la généalogie de cette famille n'est pas établie avec certitude.

dimanche 5 juin 2016

Les manuscrits du château d'Anet

Nous avons le plaisir d'annoncer la mise en ligne d'un nouveau site dédié aux manuscrits du château d'Anet, la célèbre demeure de Diane de Poitiers [ lien ]

0_a_a2_anet_gallica.jpg

Dispersés en 1724, on les retrouve aujourd'hui dans plusieurs bibliothèques importantes d'Europe et des USA. Une paraphe particulière permet de les reconnaître :


(c) Paris, BnF, Fr. 370

Il apparaît aujourd’hui qu’aucun de ces ouvrages n’a appartenu à Diane, « les manuscrits de la maîtresse royale avaient quitté, probablement avant même le passage aux Vendôme, le château d’Anet » (François Avril).
C'est aussi le lieu de dire que les pages publiées sur ce nouveau site doivent beaucoup aux renseignements de Monsieur François Avril, ancien conservateur général du département des manuscrits de la Bibliothèque nationale de France, qui connait depuis longtemps les manuscrits d'Anet et sur lesquels il a amassé une importante documentation.
Mon premier objectif est de présenter cette collection assez remarquable, dont il semble bien qu'un noyau important provienne de l'éclatement de plusieurs bibliothèques bretonnes, entre autres celles de Tanguy du Chastel et de Jean de Laval, seigneur de Châteaubriant.

Les manuscrits du château d'Anet

mardi 31 mai 2016

Nouvelle identification : les Heures de Robert de Guetteville (Paris, BnF, Arsenal, 1181)


J´AIME TANT FORT UNE - Stundenbuch Charles VIII : c'est le sublime titre du beau livre qu'Ina Nettekoven nous prépare pour la rentrée prochaine...


Source : Hirmer

Ina Nettekoven m'ayant récemment conduit vers un des nombreux livres d'heures de la Bibliothèque de l'Arsenal, le ms. 1181, des anciennes collections de M. de Paulmy, j'ai été quelque peu intrigué, en consultant la notice qui lui était consacrée, de la lecture des armoiries qu'il porte au f. 38 : "d'hermine plein. On retrouve ces mêmes armoiries dans la bordure du folio 29 vo, et dans l'initiale du folio 85".
Au premier coup d'oeil, j'ai pu juger qu'il ne pouvait s'agir d'hermine, mais de quelque chose ressemblant à une étoile à quatre branches. En définitive, nous sommes ici en présence d'un meuble héraldique assez peu courant : le chausse-trape (voir wikipédia). Aussi, les armoiries du ms. 1181 doivent-elles être lues : D'argent, semé de chausse-trapes de sable.
Ces armes sont celles de Robert de Guettevile, nommé greffier le 16 avril 1454, quand la Chambre des Requêtes fut réorganisée (Paris, An, X1a 1483, f. 151, 153 ; X1a 8505, f. 150v), puis, entre 1463 et 1490, conseiller lai au Parlement de Paris. Il épousa Jeanne Amiart, dont: Guillemette (épouse Jean Hurault), Marie, Léon ? qui lui succéda au Parlement. Fondateur de la chapelle Sainte-Geneviève à Saint-Nicolas des Champs (20 juillet 1490; offre un calice d’argent), il y fut inhumé.
Sur ses armes voir la fiche BIBALE / IRHT:


BIBALE / IRHT http://bibale.irht.cnrs.fr/php/f.php?t=3793

Biblio : Prosopographie des gens du Parlement de Paris, éd. M. POPOFF, 1996, t. I, p. 627 ; DUPONT-FERRIER (G.). « Les avocats à la Cour du Trésor... », B.E.C., t. 97, 1936, p. 79 ; MAUGIS (É.). Histoire du Parlement, t. III, 1916, p. 110

La reliure en maroquin, semée de marguerites, du manuscrit 1181, porte sur ses plats : « Jehan de Sermoise. — Françoise Planson. ».
Ce couple est attesté à la fin du XVIe siècle du côté de Saint-Germain-en-Laye : le 21 septembre 1592, Jeanne Raffron, veuve de Guillaume Planson, demeurant à Saint-Germain en Laye, fit donation sous certaines conditions à Françoise Planson, femme de Jean de Sermoise, sa fille de tous les biens meubles et immeubles qui lui appartenaient ou qui pourraient lui appartenir (Paris, AN, Y//134, f. 38v) .

- page 2 de 113 -