Ce blog est exclusivement dédié au manuscrit médiéval, jusqu'à ses rapports avec les premiers incunables. Toutes informations sur le sujet seront appréciées. N'hésitez pas à publier vos commentaires et à soumettre vos avis.

This blog is exclusively dedicated to medieval manuscripts, up to and including their relationships with early printing. All information on this subject is welcomed: please feel free to add commentaries and give your opinion.
Jean-Luc Deuffic - Partie anglaise: Kate Maxwell
Contact : pecia@wanadoo.fr
Illustration: Bibliothèque municipale de Bourges, manuscrit 3, détail.

 « J'ai une seule méthode de travail : aller à la source, chercher les vrais textes, au-delà des articles de synthèse. C'est en allant à la source qu'on arrive à une exacte vision des choses. On suit un chemin rebattu, et à la fin, on découvre un paysage tout à fait différent. Si le point de départ est bon, tout converge, tout se confirme et s'enrichit. Je suis conduit par le destin, et j'y vais, les yeux bandés, et j'y arrive généralement. Je ne peux pas choisir. C'est irrésistible. Une fois un chemin qui vous tient, vous ne devez pas vous retourner ».  
Jurgis Baltrusaitis (1903-1988), historien de l'art, érudit et visionnaire

Site web PECIA

PECIA (var. : petia, pechia, pesia, peça, pecca ; vieux français piece, piès, etc) : L'exemplar est copié, suivant la longueur de l'ouvrage, sur une série plus ou moins grande de cahiers de quatre folios, non reliés, mais laissés indépendants les uns des autres, et dont chacu n est appelé une pecia . Primitivement, le mot pecia est probablement un terme de tannerie ou de parcheminerie ; c'est une peau de mouton préparée en vue de l'écriture. Par extension, le morceau ou la feuille de parchemin la plus grande que l'on puisse obtenir de cette pièce, quand on en a rogné les parties extérieures inutilisables, s'appelle aussi une pièce : pecia . Cette feuille est rabattue sur elle-même, puis pliée en deux ; le cahier ainsi obtenu correspond sensiblement à notre format moderne in-4.0 jésus . . . ; c'est un binion, il a deux feuilles doubles, soit huit pages, seize colonnes. On lui donne le nom de pecia. Le mot pecia, pièce, désigne donc dans l 'industrie du livre, . . . l'unité de cahiers dont se compose l'exemplar. » (L. Destrez, La Pecia dans les manuscrits universitaires du XIIIe et du XIVe siècle, Paris, J. Vautrain, 1935, p. 5-6).